Influenza Aviaire : Mesures pour la maîtrise de l'épizootie

Publié le

Mise à jour le 5 février 2021

Nouvel arrêté préfectoral du 5 février 2021 déterminant un périmètre réglementé suite à des déclarations d'infection d'influenza aviaire hautement pathogène.

Le niveau de risque sur l'ensemble du département des Landes reste classé « élevé ». La ville de Saint-Pierre-du-Mont est maintenue en zone de surveillance, elle se situe en partie dans un rayon de 10 à 20 km autour des exploitations infectées.

Dans les zones de surveillance, les élevages recensés font l'objet d'une surveillance vétérinaire renforcées et de prélèvements pour les élevages de canards.

A l'intérieur des zones de protection ou de surveillance, tous les mouvements de volailles et autres oiseaux captifs sont interdits.

La préfecture appelle à la plus grande vigilance de la part de tous les acteurs, notamment les éleveurs, les promeneurs, les chasseurs, les propriétaires particuliers de basses-cours, les autres détenteurs d'oiseaux et les vétérinaires pour tout mettre en œuvre afin de se protéger contre la propagation de ce virus. Cela passe en particulier par une application sans faille des mesures de biosécurité (arrêté ministériel du 8 février 2016) et un signalement de toute mortalité d'oiseaux.

Le niveau de risque implique que tout propriétaire ou détenteur de volailles et d'autres oiseaux captifs doit :

  • procéder à la claustration de ces animaux (ou à leur protection par des filets) afin d'éviter tout contact avec des oiseaux sauvages,

  • réduire les parcours en excluant le contact et la proximité des points d'eau naturels,

  • surveiller quotidiennement les oiseaux et, le cas échéant, signaler sans délai à un vétérinaire tout comportement anormal ou tout signe de maladie de ces derniers.

Et sont interdits sur le département :

  • les rassemblements d'oiseaux,

  • le transport et le lâcher de gibiers à plumes,

  • le transport des appelants pour le gibier d'eau

 

Pour en savoir plus, l'ensemble des mesures est détaillé à l'adresse suivante :

https://agriculture.gouv.fr/influenza-aviaire-les-mesures-de-biosecurite-pour-les-operateurs-professionnels

Service santé et protection animales de la DDCSPP :

ddcspp-svspae@landes.gouv.fr et téléphone 05 58 05 76 30.

 

Dans le cadre des mesures de prévention, de surveillance et de lutte contre les maladies, il est nécessaire de connaître chaque détenteur d’oiseaux.
Un recensement des détenteurs de volailles (basse-cour) ou autres oiseaux captifs non commerciaux élevés en extérieur est organisé. Il permet de détecter le plus rapidement possible les maladies et de s’assurer qu’elles ne circulent pas.

Vous pouvez vous faire recenser :

  • auprès de votre mairie en retournant le formulaire complété, daté et signé à votre mairie ou
  • en ligne, en renseignant le formulaire dématérialisé

sur https://www.mesdemarches.agriculture.gouv.fr/

Vous devez signaler à votre vétérinaire ou à la Direction départementale en charge de la protection des populations (DDPP/DDCSPP) toute mortalité ou comportement anormal de vos oiseaux.
Pour limiter les risques de contamination, des mesures de biosécurité sont à mettre en place : Fiche biosécurité basses-cours 

 

Le ministre de l'Alimentation et de l'Agriculture, Julien Denormandie, lors de sa visite du 8 janvier dans le département des Landes, a présenté la nouvelle stratégie nationale de lutte contre l'influenza aviaire, qui s'appuie sur l'avis rendu par l'ANSES la semaine dernière.

Pour en faciliter la mise en œuvre, dans un contexte de progression extrêmement rapide du virus de l'influenza aviaire, un arrêté ministériel du 11 janvier 2021 publié au Journal officiel ce jour étend, pour les Landes comme pour les départements des Pyrénées Atlantiques, des Hautes-Pyrénées et du Gers, à l'ensemble des communes la possibilité d'ordonner des dépeuplements préventifs ciblés autour des foyers confirmés.

La nécessité d'une stricte observance des mesures de biosécurité a été rappelée par le ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, lors de sa visite dans les Landes. Ces mesures de biosécurité à respecter par les professionnels (éleveurs, transporteurs, intervenants en élevage...) et les propriétaires de basses-cours sont consultables ici :

https://agriculture.gouv.fr/


Arrêté préfectoral du 10 janvier 2021 modifiant la zone de protection et de surveillance suite à la découverte de nouveaux cas d'infection d'influenza aviaire hautement pathogène dans des exploitations.

Arrêté de Madame la Préfète du 3 janvier 2021 relatif à la constitution d'une zone de contrôle temporaire sur la commune de Saint-Pierre-du-Mont, suite à la découverte de nouveaux cas de suspicion de grippe aviaire sur le département.

Il implique notamment que les volailles et autres oiseaux captifs doivent être maintenus dans leurs exploitations, que ce soit dans leurs locaux d’hébergement ou dans d’autres lieux de l’exploitation permettant leur confinement et leur isolement, notamment afin de limiter les contacts avec les oiseaux sauvages et que les mouvement d'animaux sont interdits dans la zone.
Une fois les résultats des analyses connus, un arrêté créant une zone de protection et une zone de surveillance sera pris pour préciser ces mesures.

Les messages de sensibilisation restent de rigueur en cette période où les règles de confinement se desserrent, à l'attention des :

- particuliers détenteurs de basse - cour :
Vérifiez tous les jours l'état de santé de vos animaux.
En matière de mesures de biosécurité renforcées, assurez la claustration de vos volailles de basse-cour ou leur protection par des filets. Sur ce point, aucune dérogation n'est accordée aux basses-cours.

L'arrêté ministériel du 8 février 2016 ajoute les mesures de biosécurité suivantes qui complètent utilement les deux points précédents : 
-Aucune volaille de basse-cour n'entre en contact direct avec des volailles ou autres oiseaux captifs d'exploitation commerciale ou n'a accès à une exploitation commerciale,
-Toutes les mesures sont prises pour éviter les contaminations liées aux véhicules, autres animaux et personnes étrangères à l'exploitation et pour limiter l'accès des bâtiments aux rongeurs, insectes et autres nuisibles,
-L'approvisionnement en aliments et en eau de boisson est protégé d'un accès par les oiseaux sauvages,
-La litière neuve est protégée et entreposée à l'abri de l'humidité et de toute contamination, sans contact possible avec des cadavres,
-En cas de mortalité anormale, contactez un vétérinaire pour une visite sanitaire,
-Les cadavres sont isolés et protégés avant leur enlèvement et le cas échéant, avant présentation au vétérinaire.

- professionnels afin qu'ils s'assurent du respect des mesures de sécurité et de biosécurité dans leur élevage ou dans leur pratique quotidienne,

- promeneurs afin qu'ils ne touchent pas les oiseaux morts qu'ils trouveraient. Les agents de l'Office Français de la Biosécurité sont les seuls habilités à prendre en charge ces situations.

Toutes ces mesures sont rappelées en détail ci-après, elles sont rendues obligatoires depuis le 5 novembre 2020 :

- claustration ou protection des élevages de volailles (dont les basses-cours) par un filet avec réduction des parcours extérieurs pour les animaux ;
- interdiction des rassemblements d'oiseaux (exemples : concours ou expositions) ;
- interdiction des transports et lâchers de gibiers à plume  ;
- interdiction d’utilisation d'appelants pour la chasse au gibier d'eau.

S'ajoutent, des mesures obligatoires visant les professionnels (voir certains amateurs)  :
- surveillance clinique quotidienne dans les élevages commerciaux ;
- réduction à 10 jours du délai de prélèvement des palmipèdes prêts à gaver avant déplacement ;
- bâchage des camions transportant des palmipèdes âgés de plus de trois jours ;
- vaccination obligatoire dans les zoos pour les oiseaux ne pouvant être confinés ou protégés sous filet ;
- interdiction des compétitions de pigeons voyageurs au départ ou à l'arrivée en France ;

Et des mesures destinées à nos concitoyens sur tout le territoire :
L'ensemble de la population doit éviter de fréquenter les zones où stationnement des oiseaux sauvages, y compris en leur absence, du fait de la possible présence de virus dans les fientes et les sols souillés.
Tout contact avec les oiseaux sauvages, morts ou vivants, est à proscrire.