Que nous apporte la présence de nature dans notre environnement ?

De nombreuses études ont démontré que la présence de nature dans notre environnement proche avait des bénéfices directs sur notre santé en réduisant le stress, en favorisant l’activité physique et en améliorant le cadre de vie.

 

Quelques résultats d’études :

L’association Plante et Cité a publié en février 2014 une synthèse des connaissances issues de la littérature scientifique sur les différents bienfaits du végétal en ville : santé humaine et bien-être, biodiversité, régulation thermique, qualité de l’air, écoulement des eaux et protection des sols, valorisation du bâti et attractivité du territoire.

Pour l’homme : santé et bien-être :

Des bénéfices forts ont pu être associés à l’accès à un parc ou à la présence de végétal en ville, tout particulièrement pour les populations sensibles que sont les enfants et les personnes âgées de milieux populaires. Ainsi la pratique d’une activité physique accrue et la réduction de l’obésité sont les deux bienfaits les plus communément associés à la présence d’un espace vert de proximité.

D’autres bénéfices sont liés à la fréquentation des espaces verts ou à un cadre de vie agréable. Longévité, réduction des symptômes cardio-vasculaires, amélioration de la capacité de concentration sont quelques-uns des bienfaits mis en évidence, mais qui nécessitent des recherches supplémentaires pour être totalement démontrés.

En 2012 une enquête du Commissariat Général au Développement Durable montre que la qualité du cadre de vie en termes de proximité et d’état des espaces verts, est plus appréciée par les ménages que la proximité des commerces, ou l’accessibilité en transport en commun.

 

Pour les équilibres naturels :

Les îlots verts de nos communes ont un rôle essentiel pour la conservation de la biodiversité.

La présence du végétal en ville permet une meilleure régulation thermique : par transpiration, la végétation relâche de l’eau dans l’atmosphère, ce qui permet la régulation thermique de ses organes aériens. En s’évaporant, l’eau consomme de l’énergie et rafraîchit l’atmosphère.

La qualité de l’air urbain est largement influencée par la présence de végétal en ville : la photosynthèse des végétaux qui absorbe le gaz carbonique et produit de l’oxygène est essentielle à la vie sur terre.

Les parcs, les bois urbains etc…, représentent autant de surfaces perméables, offrant des points de rétention temporaire, de ralentissement de l’écoulement, voire d’infiltration des eaux pluviales.

Une étude de cas à Beijing (Chine, 2012) a montré que près de 2 500 m3 d’eau de ruissellement potentiel s’infiltrent pour chaque hectare végétalisé.

 

Pour l’économie :

Les espaces verts publics et privés sont plébiscités par les usagers ce qui entraîne des plus-values immobilières pour les logements situés à proximité (Compton, 2001 – Hoshino, 2010).

La qualité du cadre de vie et plus généralement de l’environnement envoie aux résidents et aux visiteurs un signal fort, susceptible de contribuer au développement social et économique du territoire.